PREVENTION SANTE BIEN ETRE


06 juin 2013

PENDANT LES VACANCES

N'OUBLIEZ PAS

VOS PRESERVATIFS

VOTRE CREME SOLAIRE

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17 mai 2013

LES BIENFAITS DE LA RHUBARBE

Les vitamines et bienfaits

La rhubarbe, comme beaucoup de fruits, est gorgée d’eau : pour sa part, elle en contient 93.61g/100g. Peu calorique, elle possède seulement 1.4g/100g de sucre ce qui est similaire à la laitue et l’épinard. Ce n’est donc que sa préparation culinaire qui peut la rendre calorique.

La provitamine A ainsi que les vitamines B (B1, B2, B3, B5, B6 et B9) et E sont présentes dans ce fruit à des taux non négligeables.

Pourvue de vitamine C (12mg/100g), la rhubarbe fortifie les gencives, les dents, veille à la santé de vos os et aide à la cicatrisation. Elle est préconisée pour les jeunes enfants. Digeste et fortifiante, la rhubarbe peut être utilisée en guise de vermifuge.

La vitamine K prend elle aussi un grand espace dans la composition de ce fruit. Indispensable à la structuration de vos os, elle aide à la coagulation du sang.

Ses fibres englobent 74% du poids de la tige de la rhubarbe. Cette quantité très importante donne à ce fruit la propriété d’être un laxatif efficace tout en diminuant le taux de cholestérol sanguin. Une étude a révélé que la consommation quotidienne de près de 27g de fibres de rhubarbe (durant un mois) baisserait sensiblement votre mauvais cholestérol.

Sa contenance en minéraux est intéressante surtout en ce qui concerne le potassium (288mg/100g), le calcium (86mg/100g) et le phosphore (14mg/100g).

L’ensemble des composés antioxydants présents dans la rhubarbe, limitent le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers.

Ayant de l’acide oxalique, la rhubarbe est toutefois à éviter pour les personnes sujettes aux calculs urinaires.

Les remèdes de grand-mère

> Estomper les problèmes de transit :
Chaque matin, prenez 2 cuillères à café de confiture de rhubarbe que vous renouvelez deux fois dans la journée.

> Combattre les aphtes :
Élaborez une infusion avec une grande tasse d’eau bouillante et des morceaux de rhubarbe. Laissez macérer l’ensemble durant une dizaine de minutes.
À boire régulièrement.

Attention, n’utilisez jamais les feuilles de rhubarbe : elles sont toxiques...

pied_de_rhubarbe

 

27 mars 2013

SIDACTION 2013

PREVENTION2013

FAITES UN DON

LIEN

https://www.sidaction.org/ewb_pages/e/espace-donateurs.php

DU 5 AU 7 AVRIL PROMESSE DE DON PAR TEL : 110

 

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30 octobre 2011

LE CANCER ANAL CHEZ LES GAYS : VACCIN

Une étude vient de montrer la possible efficacité du vaccin -habituellement utilisé contre le cancer du col de l’utérus- en prévention des cancers du canal anal chez les gays. Mais le dépistage précoce des lésions reste essentiel.

On pourrait un jour proposer aux jeunes hommes une vaccination contre le cancer du canal anal au même titre qu'il est proposé actuellement aux jeunes filles... contre le cancer du col de l'utérus. En effet, les deux types de cancers sont souvent associés à une infection par des papillomavirus humains dit «oncogènes», appelés HPV-6, 11, 16 ou 18.

Une étude américaine vient de montrer que le vaccin proposé aux jeunes filles est aussi efficace chez les jeunes garçons homos entre 16 et 26 ans contre les lésions pré-cancéreuses pouvant conduire au développement d'un cancer anal. L'étude sur 3 ans a montré une protection contre ces lésions de 77% chez les jeunes n'ayant pas été infectés jusqu'à la fin de la série de vaccination.

Un cancer plus fréquent chez les homos
Ce cancer, relativement rare, est cependant plus fréquent chez les gays. Il découle de lésions pré-cancéreuses, qui sont elles-mêmes le résultat d'une infection virale persistante au niveau de l'anus. Il faut bien noter qu'en général l'organisme parvient à éliminer via le système immunitaire les infections par des papillomavirus. Seules les infections persistantes peuvent éventuellement conduire après plusieurs années au développement d'un cancer.

«Les homosexuels sont plus exposés à de multiples infections par les virus HPV au niveau de l'anus que la population générale. Cela pourrait expliquer qu'ils développent plus d'infections persistantes et par là-même plus de cancers. Le risque est encore plus grand chez les homosexuels séropositifs pour le VIH, en raison du déficit immunitaire», explique Laurence Weiss, chef de service d'immunologie clinique à l'hôpital européen Georges Pompidou.

Un vaccin utilisé aux Etats-Unis
«Le vaccin anti-papillomavirus est efficace pour réduire la fréquence d'infections anales persistantes et de lésions pré-tumorales de l'anus dues aux HPV-6, 11, 16 ou 18», souligne le Dr Joel Palefsky, professeur à l'Université de Californie et principal auteur de l'étude. «Ce vaccin pourrait être la meilleure approche à long terme pour réduire le risque de cancer anal.»

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration a autorisé le 22 décembre 2010 l'utilisation du vaccin anti-papillomavirus chez les jeunes garçons de 9 à 26 ans, avant le début de leur vie sexuelle. Un comité consultatif des autorités sanitaires américaines a recommandé mardi l'extension de la vaccination généralisée aux garçons. Une étude économique de novembre 2010 avait pourtant montré que la vaccination de tous les ados, filles et garçons, ne serait pas efficace en terme de coût par rapport au nombre de cas. Par contre, une vaccination des jeunes garçons homos le serait.

Dépister d'abord
Cependant comment imaginer une vaccination ciblée sur les gays à l'adolescence, quand les préférences sexuelles n'osent pas toujours s'affirmer? Comment cibler une population par un vaccin sans stigmatiser? Le Dr Laurence Weiss préfère mettre l'accent sur le dépistage précoce des lésions. «Les Etats-Unis sont peut-être à la pointe sur l'idée de la vaccination, mais en France nous devons en priorité promouvoir le dépistage des lésions qui peuvent être traitées si elles sont prises tôt.» Il faut donc d'abord sensibiliser à l'importance des touchers rectaux et de l'anuscopie. Et en cas de séropositivité au VIH, le suivi est encore plus crucial.

SOURCE :  http://www.tetu.com/actualites/sante/un-vaccin-efficace-contre-le-cancer-anal-chez-les-gays-20421

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19 juillet 2011

VIH: le traitement antirétroviral plus efficace que prévu

Selon les résultats d'une étude rendue publique ce lundi, le traitement antirétroviral réduirait de 96% le risque d'infection au sein d'un couple dont un des membres est séropositif.

De nouveaux espoirs pour les séropositifs. L'utilisation du traitement antirétroviral contre la transmission de l'infection au VIH est encore plus efficace qu'annoncé, d'après les derniers résultats d'une étude rendue publique ce lundi à Rome lors de conférence Sida organisée par l'OMS. 

Cette étude HPTN 052, conduite dans neuf pays, avait été rendue publique en mai. Elle portait sur 1763 couples sérodifférents (une personne infectée, l'autre pas) et faisait apparaître que si on traitait plus tôt la personne infectée il y avait une réduction du risque d'infection chez l'autre de 96% (28 personnes infectées, dont 27 chez les personnes traitées plus tardivement). 

Par ailleurs, faire entrer plus tôt les personnes infectées dans un traitement leur procure un bénéfice individuel, puisque les taux de CD4, les cellules qui mesurent l'immunité, ont toujours été plus élevés chez elles que chez les personnes traitées plus tard. Ainsi, les résultats font état d'une baisse de 41% des infections opportunistes reliées à l'infection au VIH (telles que la tuberculose) et d'une baisse des décès. 

L'OMS prend en compte ces résultats dans ses recommandations

A la suite de cette étude, l'OMS, qui devait présenter à Rome ses recommandations sur le dépistage et le traitement dans les couples sérodifférents, a retardé cette publication. 

"Ces données vont se refléter dans nos recommandations pour le dépistage des couples, et aussi dans des conseils concernant l'utilisation stratégique des ARV pour le traitement et la prévention du VIH", a souligné Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH/Sida à l'OMS

Myron Cohen (Université de Caroline du nord), qui a dirigé l'étude, s'est dit "particulièrement heureux" que l'OMS prenne en compte ces données pour ses recommandations. 

Les résultats de l'étude devaient être publiés en ligne ce lundi dans le New England Journal of medicine

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16 février 2011

VIH AVC

Les personnes vivant avec le VIH ont-elles un risque plus élevé d’AVC ?

Au cours de ces dix dernières années, aux États-Unis, une hausse importante et significative des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez des patients infectés par le VIH a été constatée. Des chercheurs du Départment des neurosciences de l’Université de Californie  (San Diego) ont évalué  l’évolution de la prévalence de l'infection à VIH chez les patients ayant subi un AVC.  Leur analyse, qui suggère que l'augmentation observée des AVC chez les personnes vivant avec le VIH est largement liée au simple accroissement de la population touchée par le VIH aux États-Unis, mais qui évoque également d’autres facteurs, est publiée dans l’édition du 19 janvier de la revue Neurology.

Les chercheurs ont travaillé sur la base de données obtenues en provenance de tous les Etats des États-Unis pour constituer un échantillon national des patients hospitalisés. Tous les patients admis dans les hôpitaux américains entre 1997 et 2006 avec un diagnostic d’AVC ont été inclus dans l’échantillon. Les tendances d’évolution de la proportion de ces patients avec infection au VIH ont été calculées.

Les chercheurs constatent tout d’abord une baisse de 7,2% du nombre d’AVC entre 1997 et 2006, représentant 71.742 AVC en moins. Ensuite, les diagnostics d’AVC chez les personnes infectées par le VIH augmentent de 60,5% sur la même période. Enfin, les patients vivant avec une infection à VIH représentent 0,08% des accidents ischémiques cérébraux en 1997 vs 0,18% en 2006 (p <0,0001), mais en fait, leur risque d'accidents vasculaires cérébraux hémorragiques n'a pas beaucoup changé. Pourquoi ?

La hausse observée en valeur absolue d’AVC au sein de la population vivant avec le VIH s’explique largement par l'accroissement de la population VIH-positive aux États-Unis, de près de 40% de 1998 à 2006, concluent les chercheurs. Une autre explication serait que les personnes vivant avec le VIH vivent plus longtemps – 6 années de plus en 2006 vs 1997- et donc présentent naturellement, avec l’âge, plus de risque d’AVC.D’autres facteurs pourraient également jouer un rôle, comme  l'infection à VIH elle-même ou les trithérapies. Un élément qui soutient cette hypothèse est la différence constatée entre les évolutions respectives dans les deux types d'AVC. Dernière explication, de nombreuses personnes vivant avec le VIH sont des fumeurs, ce qui est un facteur de risque important.

Source : Neurology 2011; 76: 444-450 . "Increasing incidence of ischemic stroke in patients with HIV infection" , traduction, adaptation, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 20 janvier 2011

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22 octobre 2010

CHLAMYDIA

LES INFECTIONS PAR CHLAMYDIA

  Depuis 2004 est continuellement en hausse en France

  Aprés la région parisienne c'est le 5962 qui en est le plus touché (cas en hausse de 55% chez les gays en 2009 par rapport à 2008 dans le 5962).

  La transmission  est le plus souvent observée lors de pénétrations anales, buccales non protégées.

  L’enquête épidémiologique montre que les personnes infectées sont en majorité des homosexuels     masculins dont plus de la moitié sont co-infectés par le VIH.

    L'incubation est très variable, de quelques jours à quelques mois (6 mois) .

Lors d'une pénétration buccales avec un porteur de chlamydia l'infection est garanti . L'nfection si elle n'est pas détecté à tant peu provoqué un rétrécissement buccal de ce fait impossibilité de  s' alimenter pendant 3 semaines environs (durée du traitement)

Lors d'une pénétration anale sans préservatif les chlamydiaes provoque un rétrécissemment ano- rectale , avec écoulement purulent , très fortes douleurs en position assise , et lors dévacuation des selles qui du au rétécissement ont des difficultés à s'évacuer .

Que se soit une contamination anale ou buccale , si l' IST n'est pas soigné il ya rsique du cancer de la gorge identique à celui des fumeurs ,  ainsi que du cancer rectale .

Les chlamydiaes peuvent provoquées , une perte de la vue iiréversible , des problèmes prostatiques , cancer de la vessie et prostate .

Souvent les chlamydiaes tendent la main à d'autres IST : la SYPHILIS , La blennorragie ou gonorrhée (aussi appelée familièrement chaude-pisse) . Et oui ces 3 IST bien souvent s'attrape en même temps .

Sans traitement , les complications de la syphilis peuvent être très grave avec des troubles du cerveau , du coeur , des yeux etc.....

 

Le fait dʼêtre séropositif nʼest en aucune façon une raison de renoncer à avoir des rapports sans préservatif , même entre séropo , ou en ayant une charge virale indétectable .

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04 juillet 2010

Antirétroviraux: des ruptures de stocks en France

Depuis plusieurs mois, des problèmes d’approvisionnement de traitement ont été constatés. Les associations tirent la sonnette d’alarme et tentent de comprendre la source du problème.

                           

C'est un événement apparemment banal. Un séropositif va à la pharmacie pour faire renouveler son ordonnance. Derrière le comptoir, on lui demande, la voix inquiète, «s'il a quelques jours d'avance». Ces temps-ci, sur toute la France, il paraît préférable de prévoir un délai quand on va chercher sa trithérapie. Car il y a des ruptures de stocks. Connaissant le prix élevé des médicaments et la marge confortable du pharmacien, la situation paraît étonnante. Mais à l’exception de quelques pharmacies, dans les grandes villes, qui disposent de stocks sur les médicaments anti-vih, la plupart les commandent au cas par cas.

Pas de motif identifié
Le TRT5, qui regroupe huit associations de lutte contre le sida, a tenté avec raison de mettre en place un observatoire afin d'analyser les raisons de ce phénomène. Dans un communiqué, début mai, l'interassociatif citait un laboratoire ayant mis un numéro d'urgence en place, tandis qu'un autre renvoyait vers les pharmacies hospitalières. Hélas, elles connaissent le même problème.

Comment la chose est-elle possible? Le TRT5 livre quelques pistes: «Les ruptures d’approvisionnement paraissent essentiellement liées à un problème concernant les grossistes. Des quotas sont fixés par les laboratoires pour chaque grossiste. Une fois dépassés, ils ne seraient plus en mesure de livrer leurs clients pharmaciens. D'autres raisons, purement économiques, ont également été évoquées, comme l'absence de stock dans les pharmacies en raison du coût très élevé des traitements.»

Devenez relais d'info
Dans le dernier numéro d'Actions Traitements, Eugène Rayess consacre son éditorial à cette question. Le militant évoque l'hypothèse de grossistes qui «favoriseraient les livraisons à d'autres pays européens achetant lesdites molécules au prix fort» ou encore des failles dans le mécanisme de production et de distribution des firmes pharmaceutiques. Si cela vous arrive, il faut donc informer, via http://www.trt-5.org/article250.html, le TRT5 qui travaille activement sur ce sujet. Certaines personnes ont raté deux jours d'administration… alors que l'on sait maintenant que la stricte observance est un gage d'efficacité thérapeutique.

SOURCE  : http://www.tetu.com/actualites/sante/antiretroviraux-des-ruptures-de-stocks-en-france-17308

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13 juin 2010

MEDICAMENTS : CONTRE FACON

Les contrefaçons de médicaments sont un fléau pour les pays en voie de développement. Avec Internet, ces produits gagnent les pays industrialisés, où ils mettent aussi en danger la santé des patients. La France est-elle réellement protégée contre ce trafic en augmentation ? La vigilance s'impose.

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          L’Europe lutte contre le trafic de médicaments          

                             

La Commission européenne a vu ses pires craintes confirmées. "Le nombre de médicaments contrefaits qui atterrissent en Europe auprès des patients ne cesse d'augmenter", s'est inquiété début décembre 2009 le commissaire à l'Industrie, Günter Verheugen, dans le quotidien allemand Die Welt.

"En seulement deux mois, l'Union européenne a saisi 34 millions de faux comprimés" dans l'ensemble des pays membres. Les douaniers ont mis la main sur un large répertoire de spécialités pharmaceutiques : antibiotiques, traitements anticancéreux, médicaments antimalaria, antalgiques, comprimés contre les troubles de l'érection…

La contrefaçon a été longtemps cachée par les laboratoires pharmaceutiques, de peur de ternir leur image. Mais ils se mettent désormais en ordre de bataille pour protéger leurs intérêts. "La propriété intellectuelle et la protection des marchés sont au cœur du débat", explique la revue Prescrire dans son dossier d'avril 2009.

          10 % du marché mondial          

                             

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les contrefaçons représentent 10 % du marché mondial du médicament, soit l'équivalent de 45 milliards de dollars. Leur provenance : l'Asie du Sud-Est. Plus de 70 % des produits contrefaits viennent en effet de Chine et d'Inde, d'après le Pharmaceutical Security Institute. Cette organisation, qui s'oppose aux contrefacteurs, regroupe actuellement vingt-six laboratoires pharmaceutiques.

Ces produits transitent ensuite via de nombreux pays, histoire de brouiller les pistes. "Il y a des plaques tournantes en Europe centrale et des points de passage un peu partout dans le monde", précise Jean-Luc Delmas, membre du bureau du Conseil national de l'ordre des pharmaciens. Quant aux contrefacteurs, "ils ne connaissent rien à la médecine, ils regardent juste ce qui est facile à fabriquer et ce qui fait du chiffre", remarque Christine Huber, coordinatrice de la lutte anticontrefaçon chez Sanofi-Aventis.

Ces contrefaçons sont pour beaucoup destinées aux pays pauvres
, notamment l'Afrique, où les besoins en médicaments ne sont pas couverts. "La contrefaçon peut y atteindre 50 ou 60 % du marché", constate Stéphane Lange, chef de veille sanitaire à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

          Quelle différence entre un médicament contrefait et un faux médicament ?          

                             

Un médicament contrefait, selon la définition de l'OMS de 1992, est "étiqueté frauduleusement de manière délibérée pour en dissimuler la nature et/ou la source". Dans le meilleur des cas, il peut contenir le bon principe actif dans les bonnes proportions. Il porte alors seulement atteinte à la propriété intellectuelle du laboratoire.

Mais un faux médicament peut mettre en danger la santé du consommateur : le principe actif peut être surdosé, sous-dosé, voire inexistant. Certaines contrefaçons renferment également des substances toxiques. En 1995, en Haïti, des sirops contre la toux avaient été dilués dans un solvant toxique. Conséquence : 88 enfants ont trouvé la mort. Selon une étude parue en 2001 dans The Lancet, 38 % des antipaludéens vendus en Asie du Sud-Est ne contiennent pas la moindre trace de principe actif.

          Attention aux contrefaçons          

                             

Les trafiquants réussissent également à s'infiltrer dans les pays riches, notamment avec des produits dits "de confort" : médicaments pour stimuler la fonction érectile, pour améliorer la masse musculaire, pour perdre du poids.

Des contrefaçons ont déjà été retrouvées dans des pharmacies aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Mais les officines françaises, elles, ont été épargnées jusqu'ici. En France, le système est très contrôlé. "De la fabrication jusqu'à la délivrance du médicament au malade, ce sont des pharmaciens qui interviennent, explique Jean-Luc Delmas. Ces professionnels de santé engagent leur responsabilité."

          La France, est-elle réellement protégée ?          

                             

Chacun peut finalement se procurer librement sur Internet des médicaments, même vendus sur prescription. Or, sur la Toile, un médicament sur deux est une contrefaçon, avec tous les risques que cela comporte.

L'Afssaps a d'ailleurs réalisé des analyses sur des médicaments vendus sur Internet. "On a trouvé des produits qui contenaient de la sibutramine, alors que ce n'était pas marqué sur le conditionnement, commente Stéphane Lange. Cela les rendait très dangereux, car il s'agit d'un anorexigène central qui est un coupe-faim très puissant. Il y a même eu, il y a un an, un décès en Seine-Saint-Denis avec un produit comme celui-là."

Ces dangers sont également valables pour les génériques et la phytothérapie. "J'ai eu une cliente qui m'a apporté des plantes laxatives achetées sur Internet, raconte Christophe Blin, pharmacien à Vineuil-Saint-Firmin, dans l'Oise. Elles paraissaient anodines, mais, à l'intérieur, il y avait quatre ou cinq laxatifs qui pouvaient provoquer des inflammations importantes." La meilleure manière de se protéger face à ce trafic grandissant, c'est encore d'acheter ses médicaments en pharmacie.

          Un projet officiel de cyber pharmacie          

                             

"Des remèdes contre l'impuissance" : le titre de ce spam est assez explicite. Il renvoie vers un blog où un homme vous accueille en blouse blanche. Ce supposé pharmacien vous vend, en tête, Viagra® et Cialis®, des médicaments contre les troubles de l'érection. Mais aussi des antidépresseurs, des antidiabétiques... et bien sûr des antiviraux contre la grippe A.

Les messageries électroniques des internautes regorgent de ce type de courriels. Même si la vente de médicaments sur Internet est interdite en France, des patients se laissent tenter : la démarche paraît facile et permet de contourner la prescription du médecin. Quid du prix ? "Nous avons pu observer qu'ils étaient souvent vendus entre 20 et 30 % moins cher, indique Christine Huber, de Sanofi-Aventis. C'est un peu moins cher mais pas excessivement, sinon les produits deviennent suspects aux yeux des clients."

Acheter sur Internet fait pourtant courir plusieurs risques. D'abord, celui de n'être pas bien informé des contre-indications et des interactions médicamenteuses possibles. Ensuite, il n'est pas facile de reconnaître une e-pharmacie légale, comme il en existe notamment aux Etats-Unis, d'un site complètement illégal truffé de produits frauduleux.

En France, les autorités sanitaires réfléchissent à un projet de cyber pharmacie.
Il pourrait s'agir d'un portail hébergé par l'Ordre des pharmaciens qui renverrait vers les sites d'officines. Le patient pourra-t-il seulement réserver ses médicaments ou sera-t-il autorisé à les commander ? "Nous sommes défavorables à l'expédition des commandes, déclare en tout cas Jean-Luc Delmas, membre du bureau de l'Ordre. Ce qui est dangereux, c'est la coupure entre le malade et le professionnel de santé."

          Arrestations et saisies de médicaments en France          

                             

Psychotropes, anabolisants stéroïdiens, anxiolytiques : de nombreux médicaments contrefaits ont été saisis en France à la suite de l'opération Pangea II, menée du 13 au 20 novembre 2009. Elle a donné lieu à plusieurs arrestations, notamment à Toulouse, Saint-Etienne et en région parisienne. Au total, 125 sites illégaux de vente de médicaments, dont 20 rattachés à la France, ont été identifiés.

C'est la deuxième opération internationale de ce genre coordonnée par Interpol et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Pangea II a ainsi mobilisé 24 pays durant une semaine. Objectif : lutter contre les réseaux de vente illicite de médicaments sur Internet.

En France, Pangea II a été conduite par l'Oclaesp, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, en partenariat avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la police, la gendarmerie et les douanes.

SOURCE : http://www.vaubanhumanis.com/particuliers/contrefacon-de-medicaments

                             


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