PREVENTION SANTE BIEN ETRE

13 septembre 2016

LE PREP

« Pré » = avant
« Exposition » = contact avec le VIH
« Prophylaxie » = traitement préventif pour empêcher une infection de se produire

truvada

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est une nouvelle stratégie de prévention du VIH. 
Son principe est simple : il s’agit de proposer à une personne qui n’a pas le VIH, qui n’utilise pas systématiquement le préservatif lors de ses rapports sexuels et qui est à haut risque de contracter le VIH, un médicament actif contre ce virus afin de réduire voire d’empêcher le risque de le contracter.

Ce principe n’est pas nouveau : la PrEP protège du VIH comme certains médicaments protègent du paludisme ou comme une pilule contraceptive prévient d’une grossesse non-désirée.

PrEP ≠ TPE (traitement post-exposition)

Il ne faut pas confondre la PrEP avec le traitement d’urgence (dit « traitement post-exposition » ou « TPE ») qui dure un mois et qui doit être pris au plus tard dans les 48h après un risque. Le TPE est un peu comme la « pilule du lendemain » contre le VIH.

 

La PrEP protège du VIH mais pas des IST

Il est important de noter que la PrEP, comme le TPE, ne protège que du VIH, pas d’autres infections sexuellement transmissibles (gonorrhée, condylomes, chlamydia, hépatites A/C, syphilis, etc.).

Lorsqu’on prend la PrEP il est donc important de faire un dépistage régulier des IST .

e Truvada® est le seul médicament aujourd’hui disponible pour la PrEP. C’est un traitement antirétroviral qui combine deux molécules anti-VIH : l’emtricitabine et le ténofovir disoproxil fumarate.

Il est utilisé depuis une dizaine d’années avec efficacité sur des personnes vivant avec le VIH et avec une très bonne tolérance globale.

Plusieurs études solides ont montré qu’il était également efficace pour empêcher une contamination par le VIH. Voilà pourquoi, après avoir consultés plusieurs instances, la ministre de la Santé a autorisé l’utilisation du Truvada en PrEP par un arrêté publié au journal officiel le 31 décembre 2015.

La PrEP ça marche bien si on la prend bien !

Toutes les études montrent que plus la personne est assidue à son traitement, plus grande est l'efficacité de la PrEP pour prévenir d’une contamination par le VIH.

 

Dans les essais Proud et ANRS-Ipergay, la réduction du risque de contracter le VIH observée était de 86 %. Ce résultat prend aussi en compte les personnes qui ne prenaient pas ou pas correctement leurs comprimés. Il est donc normal de voir des contaminations se produire et faire baisser le niveau global de réduction du risque. Les essais montrent que quand le médicament est bien pris selon le schéma indiqué par le protocole de recherche, le risque de contamination par le VIH est très faible, et l’efficacité de la PrEP est très voisine de celle du préservatif.

 

Dans l’essai ANRS-Ipergay par exemple, les seules personnes contaminées à ce jour sous Truvada, ont été des personnes qui ne prenaient pas la PrEP.

 

Plusieurs observations ont montré que la délivrance de PrEP en « vraie vie » avait des résultats cohérents avec ceux des essais.

Pour couvrir un seul risque, il faut trois prises, ce qui équivaut à quatre comprimés :

Première prise : deux comprimés de Truvada© en même temps à prendre entre 2h et 24h avant le rapport sexuel
Deuxième prise : un comprimé de Truvada© à prendre environ 24h (à plus ou moins 2h près) après la première prise
Troisième prise : un comprimé de Truvada© à prendre environ 24h (+/- 2h) après la seconde prise

 

Quels effets indésirables ?

 

La prise de Truvada® pour réduire le risque de contracter le VIH est généralement très bien tolérée. Mais comme la plupart des médicaments, il peut occasionner des effets indésirables.

 

Il est possible d'éprouver de légères nausées, des diarrhées, des douleurs abdominales, des maux de têtes, dans les premières semaines de traitement. Dans les études, ces effets secondaires ont disparu pour la plupart des personnes après les premières semaines de traitement.

Des effets secondaires plus sérieux, liés à des problèmes de reins et de densité minérale osseuse, sont rares. Certaines personnes peuvent avoir de légères augmentations de la créatinine (un indicateur de la santé du rein). Dans les cas où ils se produisent, ces problèmes de reins régressent une fois le médicament arrêté, mais justifient une surveillance attentive pendant toute la durée du traitement par des contrôles sanguins

 

Et le préservatif dans tout ça ?

 

 

 

Le préservatif est un outil efficace dans la prévention du VIH. Lorsqu'il est utilisé correctement et systématiquement, il est également le seul outil qui protège à la fois contre le VIH, contre certaines IST .

 

 

 

La PrEP  n’est pas incompatible avec le préservatif, elle peut même être utilisée en complément, ou en alternance avec celui-ci. En effet la PrEP ne s’adresse pas nécessairement à des personnes qui n’utilisent jamais la capote dans leurs relations sexuelles. Certaines personnes mettent des préservatifs au cours de la plupart de leurs rapports sexuels mais ont ponctuellement des difficultés à l’utiliser. Le PrEP permet aussi à une personne de se protéger quand son partenaire ne veut/peut pas mettre de préservatif. La PrEP, notamment « à la demande », complète ainsi parfaitement l’utilisation du préservatif et vice-versa.

 

 

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seul le preservtif vous protège de toutes les IST

 

Il est souvent rappelé que la PrEP vient s’ajouter à une palette d’outils de prévention parmi lesquels :

 

  • l’usage de préservatif et de gel lubrifiant ;
  • le dépistage régulier du VIH et des autres IST (et leurs traitements) ;
  • le recours au TPE en cas d’urgence ;
  • le recours au traitement comme outil de prévention (TasP) chez le-la partenaire séropositif-ve : charge virale indétectable depuis plusieurs mois/années = risque  nul de transmission au partenaire séronégatif.

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06 juin 2016

PENDANT LES VACANCES

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12 juillet 2014

FAIRE UN LAVEMENT

 Il est indispensable de réaliser un bon lavement avant de se faire fister ou goder, avec de l'eau tiède ou un peu froide. A l'extrémité du tuyau de votre douche, vous enlevez l'extrémité pour la remplacer par un embout, de préférence en plastique ou en caoutchouc.

 

EMBOUT DE DOUCHE

 

     Introduisez dans votre cul le tuyau jusque là où vous pouvez l'avaler. Essayez de vous détendre en même temps et laisser que l'eau fasse son travail à l'intérieur de votre anus.Il faut que la pression de l’eau soit faible (il ne s’agit pas de se laver le derrière au Karcher !!! ) afin qu’elle ne soit pas projetée trop loin dans le côlon.

Tu dois gérer la quantité d’eau insérée qui doit elle aussi rester faible (l’équivalent de 2 à 3 verres d’eau maximum ENVIRON 50CL à 75CL)

Si vous ressentez une douleur c'est que soit la pression est trop forte , soit que la quantité d'eau est trop importante .

   Retenez l'eau en vous un instant et expulsez-le ensuite de façon normale. Répétez l'opération plusieurs fois jusqu'à ce que vous voyez que l'eau est clair.

Controler avec un gode que votre cul est bien propre si trace de merde sur le gode recommencer l'opération

Faire le dernier lavement 30 minutes avant de vous faire fister ensuite. 

Pour vous faire sodomiser par une bite un lavement est nécéssaire mais moins profond



Les règles à respecter impérativement

1. N’utilise que de l’eau tiède (Ni chaude ni froide) . l’eau chaude peut favoriser l’apparition ou l’aggravation d’hémorroïdes, car elle dilate les tissus et vaisseaux sanguins, tandis que l’eau froide provoque la contraction des muscles (et donc des sphincters) et peut provoquer des dérangements intestinaux.

    • 2. N’utilise JAMAIS de produit (gel lavant ou savon, huile, etc…) autre que de l’eau pour ton lavement anal ! Même les crêmes ou gels d’hygiène intime sont à proscrire : ils ne doivent servir qu’aux muqueuses extérieures

    • 3. Tu dois prendre tout ton temps et utiliser peu d’eau à la fois. Pour que ton rectum soit vraiment propre, il te faut compter 10 à 20 minutes. N’hésite pas à faire ton lavement en deux fois : 1 première fois pendant 10 mn, une pause de 5 à 10 mn, et une 2eme fois pendant 10 mn.

    • 4.Pour que ton lavement soit réussi et te procure le bien-être attendu, il est primodial que tu sois parfaitement détendu durant toute ta séance de lavement. En effet, tes sphincters doivent être relachés et ne pas se refermer par réflexe alors que tu es en train d’insérer l’eau. Le meilleur moyen d’obtenir cette détente est de respirer profondément, durant toute la séance et avant son démarrage. Tu dois te sentir bien et détendu avant de commencer.

      Le meilleur moment pour un lavement anal

Si ton lavement est correctement réalisé, ton rectum, sera propre pendant 4 à 6 heures. L’idéal est de le pratiquer après que ton organisme ait déclenché les processus diurnes de digestion et d’élimination (au minimum deux heures après le réveil). Sache cependant que le corps est réglé comme une horloge et que ces processus diffèrent d’une personne à l’autre.

Ainsi, certaines personnes éliminent le matin, d’autres l’après-midi. Dans tous les cas, tu dois pratiquer ton lavement après être allé à la selle.

Cette pratique ne doit pas remplacer l’élimination naturelle, mais seulement la compléter…

De la même manière, ne fais pas ton lavement juste après un gros repas. Le processus de digestion serait faussé et le résultat ne serait pas efficace.

14 juin 2014

SUCER PEUT PROVOQUER LE CANCER

On oublie trop souvent de le dire, mais si les crêtes de coq
(les excroissances de peaudues au papillomavirus) s’attrappent facilement à l’anus et
sur toutes les parties génitales,elles peuvent aussi pousser dans la gorge.
Non soigné, surle long terme, le virus provoquele cancer.
Ainsi, un cancer de la gorge sur trois est dû au sexe oral, d’après un article de presse paru en Belgique
Chaque année, les patients sont plus nombreux, et ce sont principalement des hommes.
Le plus surprenant est le fait que des jeunes trentenaires ou quadragénaires
soient de plus en plus touchés par ce type de cancer.

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(ps : cette maladie n’est pas réservée àceux qui avalent le sperme, mais à tous ceux qui pratiquent la fellation, surtout si en plus ils’agit de gros fumeur avec une consommation d’alcool régulière)


17 mai 2013

LES BIENFAITS DE LA RHUBARBE

Les vitamines et bienfaits

La rhubarbe, comme beaucoup de fruits, est gorgée d’eau : pour sa part, elle en contient 93.61g/100g. Peu calorique, elle possède seulement 1.4g/100g de sucre ce qui est similaire à la laitue et l’épinard. Ce n’est donc que sa préparation culinaire qui peut la rendre calorique.

La provitamine A ainsi que les vitamines B (B1, B2, B3, B5, B6 et B9) et E sont présentes dans ce fruit à des taux non négligeables.

Pourvue de vitamine C (12mg/100g), la rhubarbe fortifie les gencives, les dents, veille à la santé de vos os et aide à la cicatrisation. Elle est préconisée pour les jeunes enfants. Digeste et fortifiante, la rhubarbe peut être utilisée en guise de vermifuge.

La vitamine K prend elle aussi un grand espace dans la composition de ce fruit. Indispensable à la structuration de vos os, elle aide à la coagulation du sang.

Ses fibres englobent 74% du poids de la tige de la rhubarbe. Cette quantité très importante donne à ce fruit la propriété d’être un laxatif efficace tout en diminuant le taux de cholestérol sanguin. Une étude a révélé que la consommation quotidienne de près de 27g de fibres de rhubarbe (durant un mois) baisserait sensiblement votre mauvais cholestérol.

Sa contenance en minéraux est intéressante surtout en ce qui concerne le potassium (288mg/100g), le calcium (86mg/100g) et le phosphore (14mg/100g).

L’ensemble des composés antioxydants présents dans la rhubarbe, limitent le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers.

Ayant de l’acide oxalique, la rhubarbe est toutefois à éviter pour les personnes sujettes aux calculs urinaires.

Les remèdes de grand-mère

> Estomper les problèmes de transit :
Chaque matin, prenez 2 cuillères à café de confiture de rhubarbe que vous renouvelez deux fois dans la journée.

> Combattre les aphtes :
Élaborez une infusion avec une grande tasse d’eau bouillante et des morceaux de rhubarbe. Laissez macérer l’ensemble durant une dizaine de minutes.
À boire régulièrement.

Attention, n’utilisez jamais les feuilles de rhubarbe : elles sont toxiques...

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27 mars 2013

SIDACTION 2013

PREVENTION2013

FAITES UN DON

LIEN

https://www.sidaction.org/ewb_pages/e/espace-donateurs.php

DU 5 AU 7 AVRIL PROMESSE DE DON PAR TEL : 110

 

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30 octobre 2011

LE CANCER ANAL CHEZ LES GAYS : VACCIN

Une étude vient de montrer la possible efficacité du vaccin -habituellement utilisé contre le cancer du col de l’utérus- en prévention des cancers du canal anal chez les gays. Mais le dépistage précoce des lésions reste essentiel.

On pourrait un jour proposer aux jeunes hommes une vaccination contre le cancer du canal anal au même titre qu'il est proposé actuellement aux jeunes filles... contre le cancer du col de l'utérus. En effet, les deux types de cancers sont souvent associés à une infection par des papillomavirus humains dit «oncogènes», appelés HPV-6, 11, 16 ou 18.

Une étude américaine vient de montrer que le vaccin proposé aux jeunes filles est aussi efficace chez les jeunes garçons homos entre 16 et 26 ans contre les lésions pré-cancéreuses pouvant conduire au développement d'un cancer anal. L'étude sur 3 ans a montré une protection contre ces lésions de 77% chez les jeunes n'ayant pas été infectés jusqu'à la fin de la série de vaccination.

Un cancer plus fréquent chez les homos
Ce cancer, relativement rare, est cependant plus fréquent chez les gays. Il découle de lésions pré-cancéreuses, qui sont elles-mêmes le résultat d'une infection virale persistante au niveau de l'anus. Il faut bien noter qu'en général l'organisme parvient à éliminer via le système immunitaire les infections par des papillomavirus. Seules les infections persistantes peuvent éventuellement conduire après plusieurs années au développement d'un cancer.

«Les homosexuels sont plus exposés à de multiples infections par les virus HPV au niveau de l'anus que la population générale. Cela pourrait expliquer qu'ils développent plus d'infections persistantes et par là-même plus de cancers. Le risque est encore plus grand chez les homosexuels séropositifs pour le VIH, en raison du déficit immunitaire», explique Laurence Weiss, chef de service d'immunologie clinique à l'hôpital européen Georges Pompidou.

Un vaccin utilisé aux Etats-Unis
«Le vaccin anti-papillomavirus est efficace pour réduire la fréquence d'infections anales persistantes et de lésions pré-tumorales de l'anus dues aux HPV-6, 11, 16 ou 18», souligne le Dr Joel Palefsky, professeur à l'Université de Californie et principal auteur de l'étude. «Ce vaccin pourrait être la meilleure approche à long terme pour réduire le risque de cancer anal.»

Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration a autorisé le 22 décembre 2010 l'utilisation du vaccin anti-papillomavirus chez les jeunes garçons de 9 à 26 ans, avant le début de leur vie sexuelle. Un comité consultatif des autorités sanitaires américaines a recommandé mardi l'extension de la vaccination généralisée aux garçons. Une étude économique de novembre 2010 avait pourtant montré que la vaccination de tous les ados, filles et garçons, ne serait pas efficace en terme de coût par rapport au nombre de cas. Par contre, une vaccination des jeunes garçons homos le serait.

Dépister d'abord
Cependant comment imaginer une vaccination ciblée sur les gays à l'adolescence, quand les préférences sexuelles n'osent pas toujours s'affirmer? Comment cibler une population par un vaccin sans stigmatiser? Le Dr Laurence Weiss préfère mettre l'accent sur le dépistage précoce des lésions. «Les Etats-Unis sont peut-être à la pointe sur l'idée de la vaccination, mais en France nous devons en priorité promouvoir le dépistage des lésions qui peuvent être traitées si elles sont prises tôt.» Il faut donc d'abord sensibiliser à l'importance des touchers rectaux et de l'anuscopie. Et en cas de séropositivité au VIH, le suivi est encore plus crucial.

SOURCE :  http://www.tetu.com/actualites/sante/un-vaccin-efficace-contre-le-cancer-anal-chez-les-gays-20421

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19 juillet 2011

VIH: le traitement antirétroviral plus efficace que prévu

Selon les résultats d'une étude rendue publique ce lundi, le traitement antirétroviral réduirait de 96% le risque d'infection au sein d'un couple dont un des membres est séropositif.

De nouveaux espoirs pour les séropositifs. L'utilisation du traitement antirétroviral contre la transmission de l'infection au VIH est encore plus efficace qu'annoncé, d'après les derniers résultats d'une étude rendue publique ce lundi à Rome lors de conférence Sida organisée par l'OMS. 

Cette étude HPTN 052, conduite dans neuf pays, avait été rendue publique en mai. Elle portait sur 1763 couples sérodifférents (une personne infectée, l'autre pas) et faisait apparaître que si on traitait plus tôt la personne infectée il y avait une réduction du risque d'infection chez l'autre de 96% (28 personnes infectées, dont 27 chez les personnes traitées plus tardivement). 

Par ailleurs, faire entrer plus tôt les personnes infectées dans un traitement leur procure un bénéfice individuel, puisque les taux de CD4, les cellules qui mesurent l'immunité, ont toujours été plus élevés chez elles que chez les personnes traitées plus tard. Ainsi, les résultats font état d'une baisse de 41% des infections opportunistes reliées à l'infection au VIH (telles que la tuberculose) et d'une baisse des décès. 

L'OMS prend en compte ces résultats dans ses recommandations

A la suite de cette étude, l'OMS, qui devait présenter à Rome ses recommandations sur le dépistage et le traitement dans les couples sérodifférents, a retardé cette publication. 

"Ces données vont se refléter dans nos recommandations pour le dépistage des couples, et aussi dans des conseils concernant l'utilisation stratégique des ARV pour le traitement et la prévention du VIH", a souligné Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH/Sida à l'OMS

Myron Cohen (Université de Caroline du nord), qui a dirigé l'étude, s'est dit "particulièrement heureux" que l'OMS prenne en compte ces données pour ses recommandations. 

Les résultats de l'étude devaient être publiés en ligne ce lundi dans le New England Journal of medicine

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16 février 2011

VIH AVC

Les personnes vivant avec le VIH ont-elles un risque plus élevé d’AVC ?

Au cours de ces dix dernières années, aux États-Unis, une hausse importante et significative des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez des patients infectés par le VIH a été constatée. Des chercheurs du Départment des neurosciences de l’Université de Californie  (San Diego) ont évalué  l’évolution de la prévalence de l'infection à VIH chez les patients ayant subi un AVC.  Leur analyse, qui suggère que l'augmentation observée des AVC chez les personnes vivant avec le VIH est largement liée au simple accroissement de la population touchée par le VIH aux États-Unis, mais qui évoque également d’autres facteurs, est publiée dans l’édition du 19 janvier de la revue Neurology.

Les chercheurs ont travaillé sur la base de données obtenues en provenance de tous les Etats des États-Unis pour constituer un échantillon national des patients hospitalisés. Tous les patients admis dans les hôpitaux américains entre 1997 et 2006 avec un diagnostic d’AVC ont été inclus dans l’échantillon. Les tendances d’évolution de la proportion de ces patients avec infection au VIH ont été calculées.

Les chercheurs constatent tout d’abord une baisse de 7,2% du nombre d’AVC entre 1997 et 2006, représentant 71.742 AVC en moins. Ensuite, les diagnostics d’AVC chez les personnes infectées par le VIH augmentent de 60,5% sur la même période. Enfin, les patients vivant avec une infection à VIH représentent 0,08% des accidents ischémiques cérébraux en 1997 vs 0,18% en 2006 (p <0,0001), mais en fait, leur risque d'accidents vasculaires cérébraux hémorragiques n'a pas beaucoup changé. Pourquoi ?

La hausse observée en valeur absolue d’AVC au sein de la population vivant avec le VIH s’explique largement par l'accroissement de la population VIH-positive aux États-Unis, de près de 40% de 1998 à 2006, concluent les chercheurs. Une autre explication serait que les personnes vivant avec le VIH vivent plus longtemps – 6 années de plus en 2006 vs 1997- et donc présentent naturellement, avec l’âge, plus de risque d’AVC.D’autres facteurs pourraient également jouer un rôle, comme  l'infection à VIH elle-même ou les trithérapies. Un élément qui soutient cette hypothèse est la différence constatée entre les évolutions respectives dans les deux types d'AVC. Dernière explication, de nombreuses personnes vivant avec le VIH sont des fumeurs, ce qui est un facteur de risque important.

Source : Neurology 2011; 76: 444-450 . "Increasing incidence of ischemic stroke in patients with HIV infection" , traduction, adaptation, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 20 janvier 2011

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